Alexia, journaliste à TVR nous parle de son véganisme

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4 mins de lecture

Le véganisme, et moi et moi et moi

Il y 2 ans, après 10 ans dans la mode à Londres, je me décidais enfin à réaliser mon rêve, avec un besoin viscéral d’un retour à la nature, au calme et aux choses simples. Oui je sais c’est très cliché, mais une succession événements et de facteurs de stress m’y ont poussé inéluctablement.

À ce moment-là quand je pose mes valises à Lisbonne, je rêve d’acheter une grande Guest House au Portugal près de l’océan pour pouvoir me remettre au surf (je suis originaire d’Hossegor, ceci explique cela) avec un grand terrain pour avoir de l’espace et je l’espère pouvoir faire pousser mes propres légumes, fruits et aromates.

Car cela fait déjà 2 ans que je suis végétarienne, ce qui est plutôt commun à Londres mais pas au Portugal. À peine arrivée je réalise que je vais devoir devenir mon propre chef, car il est très difficile de trouver des petits restaurants qui proposent des alternatives ou même des produits de substitutions…

Au bout de plusieurs mois de recherches, je trouve enfin la maison de mes rêves à 750m de la plage non loin de Peniche et Baleal qui sont connus pour leurs spots de surf très variés. Les travaux commencent, les amis viennent donner un coup de main, la paperasse s’accumule… Les démarches sont très longues au Portugal il faut le savoir, mais ce temps-là je le passe à analyser ma vie, ma vision du végétarisme par rapport au véganisme qui me semble toujours si difficile à atteindre. Et puis en Septembre c’est le déclic, après avoir passé quelques jours avec l’une de mes meilleures amies et son copain qui sont végans, je me décide à enfin retirer les derniers petits plaisirs qui me retenaient : le parmesan et le beurre salé…ça paraît stupide, mais ce qui m’a beaucoup aidé c’est de retirer un à un les aliments à proscrire et de faire à chaque fois le lien avec le bien que cela allait entraîner. Petit à petit je ne tuais plus indirectement d’êtres innocents (végétarisme) et petit à petit je ne les faisais plus souffrir non plus (véganisme).

Et c’est à ce moment-là que j’ai compris que la discussion que j’avais eu quelques années plus tôt et qui m’avait fait réagir vivement contre mon amie végane, était en fait ma culpabilité et le fait de savoir inconsciemment que je faisais du mal à d’autres êtres chaque jour.

Alors bien évidemment ce n’est pas toujours facile, il y a toutes les questions pièges qui reviennent, le jugement, la question de la vitamine B12…Mais j’apprends, je me documente, je ne mange presque plus d’aliments préparés industriellement, je prends soin de moi et de mon projet.

Ma maison n’est pas finie, elle est en travaux pour devenir aussi parfaite que possible pour accueillir les gens que j’aime, mais aussi rencontrer des personnes d’horizons différents. Et je me sens comme elle, j’essaye de m’améliorer, de ne jamais rester sur un échec. Le bonheur est dans l’équilibre et c’est un travail constant, mais qui en vaut la peine.

Alexia

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